venerdì 13 febbraio 2026

New on TikTok: Bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Droit de l’Immigration. Je suis l’avocat Fabio Loscerbo. Aujourd’hui, nous abordons le thème du signalement SIS, c’est-à-dire l’inscription dans le Système d’Information Schengen, une question qui, dans la pratique, a des conséquences majeures sur la liberté de circulation, sur le droit de revenir en Italie et, plus largement, sur la situation juridique des ressortissants étrangers. La question centrale est la suivante : que devient un signalement SIS lorsqu’une mesure d’expulsion est annulée par un juge ? La réponse n’est pas toujours intuitive, et elle est clairement apportée par une décision récente du Tribunal administratif régional de la Campanie, septième section, publiée le 2 février 2026, décision numéro 724 de 2026, rendue dans une procédure inscrite au numéro de rôle général 2589 de 2025. Dans cette affaire, le juge de paix avait annulé un décret préfectoral d’expulsion. À la suite de cette annulation, la Questure a correctement procédé à la suppression du signalement SIS fondé sur ce décret précis. Toutefois, une autre inscription demeurait dans les bases de données, non pas liée à cette expulsion administrative annulée, mais fondée sur une mesure d’éloignement d’origine pénale, résultant d’une condamnation définitive prononcée plusieurs années auparavant. Le requérant a donc introduit un recours en exécution, soutenant que l’annulation de l’expulsion devait entraîner la suppression de tout signalement défavorable. Le Tribunal administratif régional a rejeté cette thèse et a affirmé un principe fondamental, qu’il faut dire sans détour : l’annulation d’une mesure d’expulsion ne produit d’effets que sur le signalement SIS qui repose juridiquement sur cette mesure précise. Elle n’entraîne pas l’inefficacité d’autres signalements fondés sur des titres différents, notamment sur une mesure d’éloignement prononcée à la suite d’une condamnation pénale. Autrement dit, le Système d’Information Schengen n’est pas une inscription unique et globale. Il s’agit d’un système composé de signalements juridiquement autonomes. Chaque signalement subsiste ou disparaît en fonction de son propre fondement légal. Tant que ce fondement demeure valable, le signalement reste légitime. C’est un point essentiel pour la pratique juridique. L’annulation d’une expulsion ne signifie pas automatiquement que la situation SIS est entièrement régularisée. Il est toujours nécessaire d’identifier l’origine exacte du signalement, de distinguer les mesures administratives des mesures pénales et de vérifier si des titres juridiques sont encore en vigueur. Cette décision du Tribunal administratif régional de la Campanie rappelle, de manière très claire, que le droit de l’immigration repose sur des superpositions normatives et que la protection effective des droits passe par la rigueur juridique, non par des automatismes. Nous reviendrons sur ce sujet, car le signalement SIS demeure l’un des aspects les plus délicats et les moins compris de tout le système. Merci de votre écoute et à très bientôt pour un nouvel épisode du podcast Droit de l’Immigration.

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New on TikTok: Residence permit denied by the Police but granted by the Court: a job and real integration are enough for special protection Welcome to a new episode of the podcast Immigration Law. My name is lawyer Fabio Loscerbo, and today we address a very practical issue: what happens when the Police deny a residence permit, but the Court overturns that decision. We are talking about a judgment of the Court of Bologna, case number 591 of 2025, concerning the recognition of special protection . The Police had denied the permit, arguing that the applicant had not demonstrated sufficient integration. This is a very common reasoning in practice: authorities often expect an almost “perfect” level of integration, as if a foreign national had to prove complete and definitive social inclusion. The Court takes a different approach, one that is more consistent with the law and recent case law. It clearly states that full integration is not required. What matters is a serious and concrete path of integration, even if it is still ongoing. In this case, the applicant had a stable job, an income, had attended language courses, and had been living in Italy for several years. All these elements, taken together, show real social integration. At this point, a key legal principle comes into play: the right to private life under Article 8 of the European Convention on Human Rights. This concept does not only concern family ties, but also includes social relationships, work, and the life a person builds over time. The Court states that removing a person in such circumstances would mean uprooting them and seriously affecting their fundamental rights. It also adds an important point: if there are no concerns related to public safety or public order, the State’s interest in expulsion becomes weak. The outcome is clear: the Court recognizes the right to a residence permit for special protection, valid for two years, renewable and convertible into a work permit . The message of this decision is straightforward: if a person works, integrates, and builds a life in Italy, this reality cannot be ignored. And this is exactly where the future of immigration law will increasingly be decided. Thank you for listening, and see you soon for a new episode of Immigration Law.

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