giovedì 12 febbraio 2026

New on TikTok: Permis saisonnier : sans respecter la procédure, le permis n’arrive pas Bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Droit de l’Immigration. Je m’appelle Fabio Loscerbo, je suis avocat italien spécialisé en droit de l’immigration, et aujourd’hui je souhaite aborder une question très concrète et souvent mal comprise : le permis de séjour pour travail saisonnier et l’obligation de respecter strictement la procédure administrative prévue par la loi. Le permis saisonnier n’est pas un titre de séjour souple. C’est un permis qui existe uniquement à l’intérieur d’une procédure administrative rigoureusement encadrée. Cette procédure implique l’employeur, le guichet unique de l’immigration auprès de la Préfecture, et seulement dans un second temps la Questura, c’est-à-dire l’autorité de police compétente. Chaque étape doit être respectée dans l’ordre prévu. En sauter une seule peut suffire à faire échouer toute la demande. Ce principe a été clairement réaffirmé par une décision récente du Tribunal administratif régional du Latium, Première section ter, rendue en janvier 2026, dans une affaire inscrite au numéro de registre général 15944 de 2025. Dans cette affaire, la Questura avait déclaré irrecevable une demande de premier permis de séjour pour travail saisonnier, car une étape essentielle faisait défaut : la signature du contrat de séjour auprès du guichet unique pour l’immigration. La requérante avait tenté de déposer directement sa demande auprès de la Questura, en soutenant que l’inachèvement de la procédure était imputable à l’employeur. Le Tribunal a été très clair. En l’absence du contrat de séjour, la décision d’irrecevabilité constitue un acte administratif obligatoire et lié. L’administration n’a aucun pouvoir d’appréciation. L’intégration sociale, les liens personnels ou même l’existence d’une activité professionnelle ne peuvent pas être pris en compte si la procédure légale n’a pas été correctement suivie. La décision précise également un point fondamental : en cas d’inaction ou de retard de la Préfecture, il n’est pas possible de contourner la procédure. La seule voie correcte consiste à utiliser les instruments juridiques prévus par le droit administratif, notamment les recours contre le silence de l’administration. Le message est simple et mérite d’être répété : dans le cadre du permis saisonnier, la procédure est la substance même du droit. Les règles administratives ne sont pas de simples formalités, elles constituent le fondement juridique du droit au séjour. Nous continuerons à analyser des cas concrets comme celui-ci, car en droit de l’immigration, connaître les règles — et les respecter — fait toute la différence. À très bientôt pour un nouvel épisode du podcast Droit de l’Immigration.

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New on TikTok: Residence permit denied by the Police but granted by the Court: a job and real integration are enough for special protection Welcome to a new episode of the podcast Immigration Law. My name is lawyer Fabio Loscerbo, and today we address a very practical issue: what happens when the Police deny a residence permit, but the Court overturns that decision. We are talking about a judgment of the Court of Bologna, case number 591 of 2025, concerning the recognition of special protection . The Police had denied the permit, arguing that the applicant had not demonstrated sufficient integration. This is a very common reasoning in practice: authorities often expect an almost “perfect” level of integration, as if a foreign national had to prove complete and definitive social inclusion. The Court takes a different approach, one that is more consistent with the law and recent case law. It clearly states that full integration is not required. What matters is a serious and concrete path of integration, even if it is still ongoing. In this case, the applicant had a stable job, an income, had attended language courses, and had been living in Italy for several years. All these elements, taken together, show real social integration. At this point, a key legal principle comes into play: the right to private life under Article 8 of the European Convention on Human Rights. This concept does not only concern family ties, but also includes social relationships, work, and the life a person builds over time. The Court states that removing a person in such circumstances would mean uprooting them and seriously affecting their fundamental rights. It also adds an important point: if there are no concerns related to public safety or public order, the State’s interest in expulsion becomes weak. The outcome is clear: the Court recognizes the right to a residence permit for special protection, valid for two years, renewable and convertible into a work permit . The message of this decision is straightforward: if a person works, integrates, and builds a life in Italy, this reality cannot be ignored. And this is exactly where the future of immigration law will increasingly be decided. Thank you for listening, and see you soon for a new episode of Immigration Law.

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