lunedì 9 marzo 2026

New on TikTok: Révocation du permis de séjour de longue durée : le Tribunal confirme la dangerosité mais impose l’examen d’un autre titre de séjour Bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Droit de l’Immigration. Je suis l’avocat Fabio Loscerbo. Aujourd’hui, nous analysons une décision importante rendue par le Tribunal administratif régional pour l’Émilie-Romagne, Première Section, publiée le 26 février 2026, relative à une affaire inscrite au rôle général numéro 58 de 2026. L’affaire concerne la révocation d’un permis de séjour UE pour résidents de longue durée par la Questura de Bologne, fondée sur une appréciation de la dangerosité sociale découlant de condamnations pénales définitives pour des faits particulièrement graves. Le Tribunal rappelle un principe essentiel : la révocation d’un permis de séjour de longue durée ne peut jamais être automatique. L’article 9 du Texte unique sur l’immigration impose une évaluation actuelle, concrète et individualisée de la dangerosité. L’administration doit également tenir compte de la durée du séjour en Italie ainsi que de l’insertion sociale, familiale et professionnelle de l’intéressé. Dans cette affaire, le Tribunal considère que l’autorité de police a procédé à une telle évaluation. Elle ne s’est pas limitée à invoquer les condamnations pénales, mais a examiné la gravité des faits, leur impact sur les droits fondamentaux et la personnalité du requérant. Pour cette raison, la révocation est jugée légitime sur le plan de l’appréciation de la dangerosité. Cependant, un point décisif mérite attention. L’article 9, paragraphe 9, du Texte unique prévoit que lorsque le permis de séjour de longue durée est révoqué et qu’aucune mesure d’expulsion n’est adoptée, l’étranger doit se voir délivrer un autre type de titre de séjour en application de la législation en vigueur. En l’espèce, la Questura n’a procédé à aucune évaluation à cet égard. Le Tribunal accueille donc partiellement le recours, en annulant la décision dans la mesure où elle n’a pas examiné la possibilité de délivrer un autre titre de séjour. L’administration devra se prononcer à nouveau en tenant compte de la situation actuelle et globale de l’intéressé. Le message est clair : la protection de l’ordre public est une priorité légitime, mais l’administration doit appliquer intégralement la loi. Révoquer un titre de séjour ne signifie pas créer un vide juridique. En l’absence d’expulsion, une nouvelle évaluation juridique s’impose. Nous nous retrouvons dans le prochain épisode de Droit de l’Immigration.

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New on TikTok: SIS Alert and Visa Refusal: Entry Visas Cannot Be Denied Automatically Welcome to a new episode of the podcast “Immigration Law”. I am attorney Fabio Loscerbo, and today we will discuss an increasingly important issue in European immigration law: the relationship between SIS alerts and the refusal of entry visas. Many people discover the existence of a Schengen Information System alert, the so-called SIS alert, only when an Italian consulate rejects their visa application. This frequently happens with study visas, work visas, or family reunification visas. For years, in many cases, the existence of an SIS alert was treated almost as an automatic ground for refusal. But recent case law is now changing this approach significantly. An important judgment issued by the Regional Administrative Court of Lazio, Second Bis Section, published on May 6, 2026, annulled the refusal of a study visa issued by the Italian Consulate in Istanbul against a student who had been flagged in the SIS by Greece. The Court clarified that it is not enough to generically refer to the existence of an SIS alert in order to deny a visa. The administration must instead carry out a concrete, individual, and proportionate assessment of the foreign national’s situation. The decision also refers to the recent Constitutional Court judgment number 6 of 2026, which affirmed a very important principle: an SIS alert does not automatically prevent the issuance of a residence permit or an entry visa. According to EU Regulation number 1861 of 2018, Member States must consult each other and verify whether the foreign national actually represents a current threat to public order or public security. This means that a consulate cannot simply say: “there is an SIS alert, therefore the visa is refused.” A real investigation is required. A genuine statement of reasons is required. A concrete assessment of the applicant’s personal situation is required. This is a very important development because it opens new avenues of protection for individuals whose visas were denied solely because of a Schengen alert. In the coming years, the SIS system will become increasingly central in European immigration law and in the balance between security, freedom of movement, and individual rights. Thank you for listening to this new episode of the podcast “Immigration Law”. I am attorney Fabio Loscerbo, and I will see you in the next episode.

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