mercoledì 4 febbraio 2026

New on TikTok: Salir de Italia y denegación del permiso de residencia Bienvenidos a Diritto dell’Immigrazione. Soy el abogado Fabio Loscerbo. Salir de Italia mientras un procedimiento administrativo está en curso nunca es una decisión neutral. Los tribunales administrativos confirman que una ausencia prolongada o la falta de reingreso regular puede justificar la denegación del permiso de residencia. En derecho de extranjería, la presencia es clave.

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Les antécédents pénaux ne suffisent pas : le tribunal administratif de Bologne contre les refus automatiques de titres de séjour

 Les antécédents pénaux ne suffisent pas : le tribunal administratif de Bologne contre les refus automatiques de titres de séjour

Une décision récente du Tribunal administratif régional d’Émilie-Romagne, siège de Bologne, vient rappeler avec force un principe fondamental du droit de l’immigration italien : les antécédents pénaux d’un ressortissant étranger ne peuvent pas, à eux seuls, justifier le refus ou le non-renouvellement d’un titre de séjour.

Dans l’affaire examinée, l’administration s’était limitée à invoquer les condamnations pénales passées de l’intéressé pour refuser le renouvellement du titre de séjour, sans procéder à une analyse réelle de sa situation actuelle. Le tribunal a jugé cette approche illégitime, soulignant que le droit italien impose une évaluation individualisée et concrète de chaque situation.

Le fondement juridique de cette position se trouve dans l’article 5, paragraphe 5, du décret législatif du 25 juillet 1998, numéro 286, qui oblige l’administration à apprécier globalement la situation de l’étranger. Cela signifie que les éléments négatifs, tels que les antécédents pénaux, doivent être mis en balance avec d’autres facteurs déterminants : la vie privée et familiale, l’insertion professionnelle, le parcours d’intégration sociale et le temps écoulé depuis les faits reprochés.

Dans sa décision, le tribunal administratif de Bologne a constaté une carence manifeste de motivation. L’autorité administrative n’avait pas expliqué en quoi les condamnations passées traduisaient encore une dangerosité sociale actuelle, ni pourquoi elles devaient prévaloir sur les éléments favorables de la situation personnelle du requérant. En l’absence de cette analyse, le refus du titre de séjour a été annulé et le dossier renvoyé à l’administration pour un nouvel examen conforme aux principes de proportionnalité et de raisonnabilité.

Cette décision s’inscrit dans une tendance jurisprudentielle désormais bien établie. Elle rappelle que le pouvoir discrétionnaire de l’administration en matière d’immigration n’est ni absolu ni automatique. Lorsqu’une décision affecte directement la vie familiale, professionnelle et sociale d’une personne, elle doit être soigneusement motivée et fondée sur une appréciation réelle de la situation présente, et non sur une lecture mécanique du passé.

D’un point de vue pratique, le message est clair : les antécédents pénaux constituent un élément d’évaluation, mais jamais une conclusion prédéterminée. Toute décision de refus doit démontrer, de manière argumentée, pourquoi ces antécédents demeurent pertinents aujourd’hui et incompatibles avec le maintien du droit au séjour.

La publication complète, comprenant la décision du tribunal et l’analyse juridique, est disponible sur Calaméo au lien suivant :
https://www.calameo.com/books/008079775f4e8338cb9e5
https://www.calameo.com/books/008079775f4e8338cb9e5

En définitive, le tribunal administratif de Bologne réaffirme un principe essentiel : en droit de l’immigration, il n’existe pas de décisions automatiques légitimes. Chaque situation doit être examinée individuellement, dans le respect des garanties prévues par l’ordre juridique.

Avv. Fabio Loscerbo

New on TikTok: Converting a Seasonal Residence Permit: When Three Months of Work Do Not Correspond to Calendar Months Welcome to a new episode of the podcast “Immigration Law”. My name is Attorney Fabio Loscerbo. Today we discuss an interesting decision issued by the Regional Administrative Court for Puglia on 10 March 2026 concerning an important issue in Italian immigration law: the conversion of a seasonal residence permit into a subordinate work permit. The case began after the Prefecture rejected a worker’s request to convert his seasonal permit. The administration argued that the worker had not met the required threshold of work in the agricultural sector: at least 39 working days within three months, with an average of 13 days per month, as indicated in ministerial circulars. The key legal question concerned how those three months should be calculated. According to the Labour Inspectorate, the working days had to fall within calendar months, meaning from the first to the last day of each month. However, the Administrative Court adopted a different and more reasonable interpretation. It held that the reference to three months should be understood as a period of approximately ninety days, starting from the moment the worker actually began working. This means that working days carried out across the boundary between two calendar months cannot be excluded, because doing so would unfairly penalize the worker. For this reason, the court upheld the appeal and annulled the refusal issued by the administration, ordering it to reconsider the case. This decision is important because it clarifies a practical principle: for the conversion of a seasonal residence permit, what matters is the actual work performed during the three-month period, not a rigid calendar-based calculation of months. Thank you for listening to this episode of the podcast “Immigration Law.” See you soon for another legal insight.

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