domenica 5 aprile 2026

New on TikTok: Permis de séjour UE de longue durée et exigence de revenus : quand le tribunal administratif confirme le refus Bienvenue dans un nouvel épisode du podcast « Droit de l’Immigration ». Je suis l’avocat Fabio Loscerbo. Aujourd’hui, nous parlons d’une décision du Tribunal administratif régional pour le Piémont, publiée le 11 mars 2026, qui aborde une question très importante en droit de l’immigration : les exigences économiques nécessaires pour obtenir le permis de séjour UE pour résidents de longue durée et pour renouveler un permis de séjour pour travail salarié. L’affaire concerne un ressortissant étranger qui avait présenté à la Questure de Turin deux demandes distinctes. D’une part, il avait demandé la délivrance du permis de séjour UE pour résidents de longue durée et, d’autre part, le renouvellement de son permis de séjour pour travail salarié. La Questure avait toutefois rejeté les deux demandes. Le requérant a contesté cette décision devant le tribunal administratif, soutenant que l’évaluation de l’administration était erronée. Selon la Questure, cependant, la condition de revenu n’était pas remplie. Les documents fiscaux montraient en effet que les revenus déclarés pour les années fiscales 2019 et 2020 étaient inférieurs au montant de l’allocation sociale, qui constitue le seuil minimum requis par la loi pour la délivrance du permis de séjour de longue durée. En outre, certaines fiches de paie produites par le requérant au cours de la procédure judiciaire ne trouvaient pas de correspondance dans les registres électroniques des présences liés au compte d’assurance INAIL, tandis que la capacité économique de l’employeur apparaissait également incertaine en raison du retard dans la présentation des déclarations fiscales de l’entreprise. Le tribunal a estimé que ces évaluations étaient adéquatement motivées et a observé que le requérant n’avait pas fourni d’éléments supplémentaires démontrant une amélioration de sa situation professionnelle dans les années suivantes. Un autre argument du recours concernait l’absence de traduction de la décision administrative dans la langue d’origine du requérant. Le tribunal a également rejeté ce moyen, rappelant que l’absence de traduction ne rend pas automatiquement la décision illégale, mais peut éventuellement seulement avoir des effets sur les délais pour introduire un recours juridictionnel. Pour ces raisons, le Tribunal administratif régional pour le Piémont a rejeté le recours, confirmant la légalité de la décision adoptée par la Questure. Cette décision est importante car elle rappelle un principe fondamental du droit de l’immigration : l’exigence de revenus constitue une condition essentielle tant pour le renouvellement d’un permis de séjour pour travail que, surtout, pour l’obtention du permis de séjour UE pour résidents de longue durée. Merci d’avoir écouté cet épisode du podcast « Droit de l’Immigration ». À très bientôt pour un nouvel épisode.

https://ift.tt/z8hTj0p

Nessun commento:

Posta un commento

New on TikTok: Residence permit denied by the Police but granted by the Court: a job and real integration are enough for special protection Welcome to a new episode of the podcast Immigration Law. My name is lawyer Fabio Loscerbo, and today we address a very practical issue: what happens when the Police deny a residence permit, but the Court overturns that decision. We are talking about a judgment of the Court of Bologna, case number 591 of 2025, concerning the recognition of special protection . The Police had denied the permit, arguing that the applicant had not demonstrated sufficient integration. This is a very common reasoning in practice: authorities often expect an almost “perfect” level of integration, as if a foreign national had to prove complete and definitive social inclusion. The Court takes a different approach, one that is more consistent with the law and recent case law. It clearly states that full integration is not required. What matters is a serious and concrete path of integration, even if it is still ongoing. In this case, the applicant had a stable job, an income, had attended language courses, and had been living in Italy for several years. All these elements, taken together, show real social integration. At this point, a key legal principle comes into play: the right to private life under Article 8 of the European Convention on Human Rights. This concept does not only concern family ties, but also includes social relationships, work, and the life a person builds over time. The Court states that removing a person in such circumstances would mean uprooting them and seriously affecting their fundamental rights. It also adds an important point: if there are no concerns related to public safety or public order, the State’s interest in expulsion becomes weak. The outcome is clear: the Court recognizes the right to a residence permit for special protection, valid for two years, renewable and convertible into a work permit . The message of this decision is straightforward: if a person works, integrates, and builds a life in Italy, this reality cannot be ignored. And this is exactly where the future of immigration law will increasingly be decided. Thank you for listening, and see you soon for a new episode of Immigration Law.

https://ift.tt/r7DH6df