sabato 28 marzo 2026

New on TikTok: Signalement Schengen : lorsqu’il ne suffit pas pour refuser un titre de séjour Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Droit de l’Immigration. Je suis l’avocat Fabio Loscerbo. Dans cet épisode, nous abordons une question centrale dans la pratique administrative : le signalement Schengen et sa portée juridique dans les procédures relatives au séjour des ressortissants étrangers. La référence est un arrêt récent du Consiglio di Stato, Section Troisième, publié le 22 janvier 2026, concernant la procédure inscrite au rôle général numéro 8865 de 2023 . Cette décision permet de préciser un principe fondamental : l’existence d’un signalement dans le système d’information Schengen ne peut pas, à elle seule, justifier automatiquement un refus. Le signalement Schengen constitue un instrument de coopération entre États membres, régi par la Convention de Schengen. Toutefois, dans le cadre d’une procédure administrative, ce qui importe n’est pas uniquement la présence du signalement, mais la raison concrète qui a conduit à son inscription. C’est précisément sur ce point que la décision intervient. Dans l’affaire examinée, l’administration avait fondé son refus exclusivement sur la présence d’un signalement émis par un autre État membre, sans procéder à une analyse des motifs sous-jacents et sans vérifier son actualité, alors même que ce signalement avait été révoqué ou non renouvelé. Le Conseil d’État souligne que les signalements Schengen peuvent avoir des fondements très différents. Ils peuvent être liés à des considérations de sécurité ou à des infractions pénales, mais ils peuvent également découler de situations purement administratives, telles qu’une entrée irrégulière sur le territoire d’un État membre. En l’absence d’une vérification concrète de ces éléments, l’utilisation du signalement comme unique fondement du refus révèle un défaut d’instruction et une insuffisance de motivation. La conséquence est claire : le signalement Schengen doit faire l’objet d’une appréciation individualisée, tenant compte de son origine, de sa nature et de sa validité actuelle. Cette décision s’inscrit dans une approche plus large du droit administratif, qui exige une motivation réelle et une instruction complète, excluant toute logique d’automaticité. Merci de votre attention. À très bientôt pour un nouvel épisode du podcast Droit de l’Immigration.

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New on TikTok: Titre : Étranger détenu et droit au renouvellement du titre de séjour : le décret du 7 avril 2026 Bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Droit de l’Immigration. Je suis l’avocat Fabio Loscerbo. Aujourd’hui, nous abordons une question très concrète, mais juridiquement essentielle : le droit pour un étranger détenu de renouveler son titre de séjour. L’affaire concerne le décret numéro 2827 de 2026, rendu le 7 avril 2026 par le juge de l’application des peines de Bologne. Il s’agissait d’examiner une demande de permission de sortie présentée par un ressortissant étranger détenu, afin de se rendre personnellement à la Questura pour renouveler son titre de séjour pour protection subsidiaire. Le point central est simple, mais souvent négligé : la procédure administrative exige la présence physique de l’intéressé. Or, la détention rend cela impossible sans autorisation judiciaire. Le juge intervient donc en utilisant l’instrument de la permission de sortie prévu par le droit pénitentiaire. Mais il le fait selon une approche substantielle, et non purement formelle. En effet, le juge considère que la notion d’« événement » justifiant la permission ne doit pas être interprétée de manière restrictive. Une exigence administrative, comme le renouvellement d’un titre de séjour, peut constituer un événement suffisamment grave, dès lors qu’elle affecte la situation juridique et personnelle du détenu. L’absence de renouvellement entraînerait des conséquences graves et potentiellement irréversibles : perte du séjour régulier, interruption du parcours d’intégration et exposition à d’autres mesures administratives. Pour cette raison, le décret autorise le détenu à se rendre à la Questura, en prévoyant des modalités précises, notamment un accompagnement sous escorte pendant toute la durée de la permission. Cette décision affirme un principe fondamental : le droit de l’immigration ne s’interrompt pas en détention. Les procédures administratives continuent de produire leurs effets et doivent être concrètement accessibles. Dans une perspective plus large, cette décision renforce une approche substantielle des droits des étrangers, fondée non sur la condition formelle, mais sur la possibilité réelle d’exercer ses droits. Merci pour votre écoute. À bientôt pour un nouvel épisode du podcast Droit de l’Immigration.

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