lunedì 26 gennaio 2026

New on TikTok: Résidence élective : le tribunal administratif de Campanie annule un refus fondé uniquement sur « l’absence de visa » (arrêt n° 296 de 2026, publié le 15 janvier 2026) Bonjour, je suis l’avocat Fabio Loscerbo. Dans ce nouvel épisode du podcast Droit de l’immigration, j’aborde une question très concrète qui, dans la pratique administrative, continue de donner lieu à des refus automatiques : le rejet d’une demande de titre de séjour pour résidence élective au seul motif que l’intéressé n’est pas entré en Italie avec un visa délivré pour cette finalité spécifique. La référence est l’arrêt n° 296 de 2026 du Tribunal administratif régional de Campanie, sixième section, publié le 15 janvier 2026, rendu dans la procédure inscrite au Registre général numéro 3125 de 2025. Dans cette affaire, la Questure avait déclaré la demande de titre de séjour pour résidence élective irrecevable, en considérant l’absence de visa d’entrée pour résidence élective comme un obstacle automatiquement déterminant, allant jusqu’à relier cette situation à une mesure d’éloignement. Le tribunal a annulé la décision et a clarifié un point essentiel : l’article 11, paragraphe 1, lettre c-quater, du décret du Président de la République n° 394 de 1999 n’impose pas expressément que l’entrée sur le territoire italien ait eu lieu avec un visa spécifiquement délivré pour la résidence élective. Ce qui importe réellement, ce sont les conditions substantielles prévues par la loi : la disponibilité de ressources économiques adéquates et stables, des moyens de subsistance licites, la disponibilité d’un logement et une situation d’autosuffisance effective. Selon le juge administratif, l’Administration ne peut pas transformer un élément purement formel en un obstacle absolu, surtout lorsqu’il ne s’agit pas d’un acte lié mais d’une décision nécessitant une appréciation discrétionnaire. Dans ces cas, la situation concrète de la personne doit être examinée, sans recourir à des automatismes. L’arrêt est également important sur le plan procédural. Précisément parce que le refus n’était pas obligatoire, le tribunal a retenu la violation des garanties de participation à la procédure administrative. En pratique, la déclaration d’irrecevabilité ne peut pas être utilisée comme un raccourci pour éviter une véritable instruction du dossier. Le message est clair : la résidence élective ne peut pas être vidée de sa substance par un formalisme excessif. Lorsque les conditions substantielles sont réunies, l’Administration publique doit les évaluer, motiver sa décision et statuer dans le respect de la loi. Pour aujourd’hui, c’est tout. Si vous souhaitez approfondir ces thèmes, vous pouvez écouter les autres épisodes du podcast Droit de l’immigration, lire les articles publiés sur mes blogs ou me suivre sur mes chaînes YouTube ou TikTok.

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New on TikTok: Seasonal Work Permit and Right to be Heard: Italian Administrative Court Annuls Police Decision Welcome to a new episode of the podcast “Immigration Law”. I am Attorney Fabio Loscerbo, and today we discuss an important decision of the Italian administrative court concerning seasonal work permits and the right of a foreign national to participate in the administrative procedure. I am referring to the judgment of the Regional Administrative Court for the Marche Region (TAR Marche), Section II, number 292 of 2026, issued in case number 137 of 2026 and published on March 4, 2026. The case concerns a foreign national who entered Italy legally with a seasonal work visa valid for 270 days. However, once in Italy, he was unable to sign the residence contract with the employer indicated in the work authorization. For this reason, the Police Headquarters declared inadmissible the application for a residence permit for subordinate work – pending employment, arguing that the failure to establish the employment relationship automatically prevented the issuance of a residence permit. The Administrative Court did not agree with this approach. The central issue of the decision concerns the lack of prior notice of rejection required by Article 10-bis of Law No. 241 of 1990, which governs administrative procedures in Italy. According to the court, when a public administration intends to adopt a negative decision, such as the denial of a residence permit, it must first inform the applicant of the reasons that could lead to the rejection of the request. This notice allows the applicant to submit observations or additional documents in order to defend their position. In this case, that procedural guarantee was not respected. The declaration of inadmissibility had, in practice, the same effect as a denial of the residence permit, but without allowing the applicant to participate in the administrative process and provide explanations. For this reason, the TAR Marche upheld the appeal and annulled the decision of the Police Headquarters. At the same time, the court clarified that it did not rule on the merits of the residence permit itself. The administration must now re-examine the case following the correct procedural rules. This judgment confirms an important principle of administrative law: even in immigration procedures, the right to participate in the administrative process and to be heard before a negative decision is taken is a fundamental guarantee. Thank you for listening to this episode of the podcast “Immigration Law”. I am Attorney Fabio Loscerbo, and I will see you in the next episode.

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