giovedì 27 agosto 2026

Regroupement familial en Italie en 2026 : deux ans de séjour, délai de 150 jours et contrôle du logement

Regroupement familial en Italie en 2026 : deux ans de séjour, délai de 150 jours et contrôle du logement

En 2026, le regroupement familial en Italie reste un instrument central pour protéger l’unité de la famille, mais la procédure est devenue plus exigeante sur trois points : la durée préalable du séjour légal, le délai administratif pour le nulla osta et les conditions du logement. Pour les familles étrangères, préparer la demande sans tenir compte de ces changements peut entraîner demandes de pièces complémentaires, retards ou rejet.

La règle des deux ans

Pour le conjoint, les enfants majeurs à charge répondant aux conditions légales et les parents pouvant être regroupés, le demandeur doit en principe avoir accompli au moins deux années de séjour légal et ininterrompu en Italie au moment de la demande. Cette condition ne s’applique pas au regroupement avec les enfants mineurs. Elle ne s’applique pas non plus aux titulaires d’un titre de séjour délivré à la suite de la reconnaissance de la protection internationale.

La règle figure à l’article 28, paragraphe 1-bis, du décret législatif n° 286/1998. Elle oblige donc à regarder non seulement la validité du titre de séjour détenu au moment du dépôt, mais aussi la continuité du séjour légal déjà accompli en Italie. Dans la pratique, la preuve de cette continuité doit être préparée avec soin, car les Préfectures peuvent demander des éléments permettant de reconstituer de manière fiable la situation du demandeur.

Le délai du nulla osta est passé à 150 jours

L’article 29, paragraphe 8, du Texte unique sur l’immigration prévoit désormais que le nulla osta au regroupement familial est délivré dans un délai de 150 jours à compter de la demande. Ce délai était auparavant de 90 jours.

Il s’agit d’un délai maximal prévu par la loi : son dépassement ne signifie pas que l’autorisation est automatiquement accordée. En cas d’inertie prolongée, il convient de vérifier l’état de la procédure, d’adresser une relance formelle et, si nécessaire, d’évaluer les voies de recours appropriées. Il est donc particulièrement important de conserver la preuve de la date de dépôt et de toutes les intégrations documentaires successives.

Le logement est contrôlé plus strictement

Le demandeur doit disposer d’un logement conforme aux exigences d’hygiène et de salubrité et obtenir l’attestation d’aptitude au logement délivrée par les services compétents. La réglementation exige désormais aussi une vérification du nombre d’occupants et du respect des paramètres du décret ministériel du 5 juillet 1975.

Cela signifie qu’un logement qui est matériellement disponible peut ne pas être considéré comme suffisant si, en tenant compte des personnes qui y résident déjà et des membres de la famille qui doivent arriver, les seuils de superficie et d’occupation ne sont pas respectés. Avant de présenter la demande, il est donc utile de vérifier non seulement le contrat de location ou le titre de propriété, mais également la composition effective du ménage et la capacité du logement au regard des paramètres réglementaires.

Le revenu reste un élément décisif

Le demandeur doit également démontrer un revenu annuel provenant de sources licites. Le seuil est calculé à partir du montant annuel de l’assegno sociale et augmente en fonction du nombre de membres de la famille à regrouper. Les revenus des membres de la famille vivant avec le demandeur peuvent être pris en considération selon les règles prévues par le Texte unique.

Pour les familles nombreuses et pour certaines catégories de bénéficiaires, des règles particulières s’appliquent. Il est donc préférable de vérifier le seuil correspondant à la composition familiale au moment exact du dépôt de la demande, plutôt que de se fier à des montants utilisés pour une procédure antérieure ou à des informations non actualisées.

La procédure se déroule en deux phases

La première phase se déroule devant le Sportello Unico per l’Immigrazione de la Préfecture compétente. L’administration vérifie notamment le titre de séjour du demandeur, la durée du séjour légal lorsque cette condition est applicable, le revenu, le logement et l’absence d’obstacles relevant de la sécurité publique.

Après la délivrance du nulla osta, la procédure se poursuit devant l’autorité consulaire italienne à l’étranger. Le consulat vérifie les liens familiaux et l’authenticité des actes d’état civil avant de délivrer le visa. Le nulla osta n’élimine donc pas le contrôle consulaire sur le mariage, la filiation, l’âge ou les autres conditions personnelles du membre de la famille.

Quels documents faut-il préparer ?

La liste exacte peut varier selon la Préfecture et selon la situation du demandeur, mais il est normalement nécessaire de préparer le passeport, le titre de séjour en cours de validité ou la preuve de son renouvellement, les documents relatifs au logement, l’attestation d’aptitude au logement, l’état de famille, les documents prouvant les revenus et, selon le type de logement et l’activité professionnelle, les formulaires et déclarations exigés par le Sportello Unico.

Lorsque la Préfecture demande une intégration documentaire sur le portail, il est important de répondre dans les délais et de télécharger des fichiers complets et lisibles. Une simple omission formelle peut entraîner une nouvelle demande d’intégration et rallonger une procédure qui, depuis la réforme du délai du nulla osta, peut déjà durer plusieurs mois.

Une attention particulière aux enfants mineurs

Le regroupement avec les enfants mineurs bénéficie d’une protection renforcée. La condition des deux années de séjour légal et ininterrompu ne s’applique pas à cette catégorie. Dans toutes les procédures administratives et judiciaires concernant des mineurs, leur intérêt supérieur doit être pris en considération de manière prioritaire.

Cela ne dispense toutefois pas de présenter correctement les documents relatifs à la filiation, au consentement de l’autre parent lorsqu’il existe et aux autres conditions prévues par la loi. L’exclusion du délai de deux ans ne transforme donc pas la procédure en un mécanisme automatique : elle évite simplement que le parent doive attendre deux années avant de demander le regroupement du mineur.

Le point pratique pour 2026

La principale erreur consiste aujourd’hui à considérer le regroupement familial comme une procédure essentiellement documentaire. En réalité, le dossier doit être préparé en tenant compte de la chronologie du séjour en Italie, de la composition réelle du logement, de la situation économique du ménage et des éventuelles exigences spécifiques de la Préfecture compétente. Une demande déposée trop tôt, avec un logement qui ne respecte pas le nombre maximal d’occupants ou avec des revenus insuffisamment documentés, risque de se bloquer pendant plusieurs mois.

La réforme n’a pas supprimé le droit à l’unité familiale, mais elle a rendu l’instruction plus longue et plus structurée. En 2026, la meilleure stratégie consiste donc à vérifier les conditions avant le dépôt, à conserver la preuve de chaque transmission effectuée sur le portail et à intervenir rapidement lorsque l’administration demande une intégration ou laisse la procédure sans réponse au-delà des délais prévus.

Avv. Fabio Loscerbo
Avvocato Cassazionista

Iscritto nel Registro dei rappresentanti di interessi della Camera dei deputati in materia di Immigrazione

Lobbista registrato presso il Registro per la Trasparenza dell’Unione europea n. 280782895721-36 in materia di Migrazione e Asilo

ORCID: 0009-0004-7030-0428

Articolo redatto con l’ausilio di strumenti di AI, sotto la direzione, revisione e responsabilità editoriale dell’autore.

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