sabato 12 settembre 2026

Episodio 2 – Il permesso è scaduto_ sono diventato irregolare

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Permis de séjour et travail en Italie en 2026 : 30 jours pour le permis unique, 90 jours pour le renouvellement et droit de travailler avec le récépissé

Depuis 2026, les règles italiennes relatives au permis unique de travail ont changé de manière importante. Pour les travailleurs étrangers, la réforme ne concerne pas seulement les délais administratifs : elle renforce aussi la continuité du droit au travail pendant l’attente du titre et impose davantage de transparence dans les rapports avec l’administration et l’employeur.

Le décret législatif italien n° 83 du 16 avril 2026, qui met en œuvre la directive européenne 2024/1233, a modifié plusieurs dispositions du Testo Unico sull’Immigrazione. Le texte a été publié au Journal officiel italien le 20 mai 2026 et est entré en vigueur le 4 juin 2026. Pour les ressortissants de pays tiers qui vivent ou souhaitent travailler en Italie, il est important de distinguer trois situations : le premier permis unique délivré après une entrée pour travail, le renouvellement d’un permis déjà existant et la période pendant laquelle l’intéressé ne possède encore que le récépissé de sa demande.

Le premier permis unique de travail doit être délivré dans un délai de 30 jours

La principale nouveauté concerne le premier permis unique de travail. Lorsque le travailleur est entré régulièrement en Italie à la suite de la procédure prévue pour l’emploi salarié et que la demande a été complétée, la Questura doit délivrer le permis unique dans un délai de trente jours. Le nouveau mécanisme vise ainsi à réduire la période pendant laquelle le travailleur, bien qu’ayant déjà obtenu l’autorisation d’entrer en Italie pour travailler, reste sans document définitif.

Dans la procédure ordinaire d’entrée pour travail salarié, le système doit être lu avec le délai prévu pour le nulla osta al lavoro, c’est-à-dire l’autorisation préalable délivrée dans le cadre de la procédure d’embauche du travailleur étranger. Selon les indications institutionnelles, le schéma repose sur soixante jours pour la phase du nulla osta et trente jours pour la délivrance ultérieure du permis unique. Le fait que la loi fixe désormais expressément un délai de trente jours pour la Questura constitue un élément important lorsque l’administration laisse la procédure en attente pendant une période anormalement longue.

Renouvellement : le délai de référence passe à 90 jours

La réforme intervient aussi sur les renouvellements. L’article 5 du Testo Unico sull’Immigrazione prévoit désormais un délai de quatre-vingt-dix jours dans les hypothèses ordinaires où la loi ne fixe pas un délai différent. Parallèlement, la demande de renouvellement doit être présentée, selon le texte légal, quatre-vingt-dix jours avant l’expiration du titre, au lieu des soixante jours auparavant prévus.

Cette règle ne doit toutefois pas être interprétée comme signifiant qu’un retard, à lui seul, entraîne automatiquement la perte du droit au séjour. En matière de renouvellement, il reste nécessaire d’examiner concrètement la situation du titulaire, les raisons du retard, la persistance des conditions de séjour et les éventuels éléments familiaux, professionnels ou personnels qui doivent être pris en considération par l’administration. En pratique, il est néanmoins fortement conseillé de ne pas attendre l’expiration du permis pour commencer la procédure.

Le récépissé permet de continuer à travailler

L’un des points les plus importants pour les travailleurs étrangers est que l’attente administrative ne fait pas, en principe, disparaître le droit au travail. L’article 5, paragraphe 9-bis, du Testo Unico sull’Immigrazione protège la régularité du séjour et l’exercice de l’activité professionnelle pendant la procédure de délivrance, de renouvellement ou de conversion du permis, lorsque la demande a été régulièrement présentée et que l’intéressé possède le récépissé qui en atteste.

Il ne s’agit pas d’un détail formel. Dans la pratique, il arrive encore que des employeurs refusent une embauche ou interrompent un rapport de travail parce que le permis matériel est expiré et que le travailleur ne dispose que de la ricevuta, c’est-à-dire du récépissé délivré après le dépôt de la demande. Cette lecture est incorrecte lorsque les conditions légales sont remplies : le récépissé constitue la preuve de la procédure en cours et permet au travailleur de continuer à exercer ses droits pendant l’attente de la décision administrative.

Le même principe s’applique aujourd’hui également aux procédures de conversion du titre de séjour. Une personne qui a demandé, par exemple, la conversion d’un permis permettant cette opération n’est donc pas nécessairement obligée d’attendre la délivrance matérielle du nouveau document avant de commencer ou de poursuivre une activité professionnelle, sous réserve des communications obligatoires que l’employeur doit effectuer.

Que se passe-t-il si le récépissé indique lui-même une date d’expiration ?

Depuis novembre 2024, certains récépissés liés aux demandes de permis électroniques comportent une date d’expiration calculée automatiquement, pouvant aller jusqu’à neuf mois après l’acceptation de la demande. Cette date ne signifie toutefois pas que le travailleur devient irrégulier ou perd automatiquement le droit de travailler lorsque la Questura n’a pas encore terminé la procédure.

Les indications institutionnelles publiées en 2026 précisent que, lorsque le retard dépend de l’administration, le rapport de travail peut continuer même au-delà de la date figurant sur le récépissé. Le travailleur doit naturellement rester disponible pour les convocations de la Questura et présenter le permis définitif dès qu’il est délivré.

L’employeur doit informer le travailleur sur la procédure

La réforme de 2026 renforce également les obligations d’information. Le datore di lavoro, c’est-à-dire l’employeur, doit communiquer rapidement au travailleur étranger les informations qu’il reçoit concernant la procédure du nulla osta, y compris lorsque la réponse de l’administration est négative. Cette obligation est particulièrement importante dans les procédures d’entrée depuis l’étranger, où le travailleur dépend souvent entièrement de l’employeur ou de l’intermédiaire pour connaître l’état réel du dossier.

Le nouveau permis électronique doit par ailleurs contenir la mention « perm. unico lavoro » lorsque le titre entre dans le champ d’application de la réglementation européenne, ainsi que des informations supplémentaires relatives aux conditions de travail, aux droits du titulaire et aux garanties procédurales. Toutes les catégories de permis autorisant une activité professionnelle ne sont cependant pas des permis uniques : la loi prévoit plusieurs exclusions, notamment pour certains titres liés au travail autonome, aux études, à la protection temporaire, à la protection spéciale ou à d’autres situations particulières.

Que faire lorsque la Questura dépasse les délais ?

Le délai légal n’entraîne pas automatiquement la délivrance du permis lorsque l’administration reste silencieuse, mais il constitue un paramètre important pour évaluer l’inertie administrative. Lorsque plusieurs mois se sont écoulés sans décision, il est utile de vérifier l’état exact de la procédure, les éventuelles demandes d’intégration documentaire et la compétence de la Questura, puis, si nécessaire, d’adresser une demande formelle de conclusion de la procédure.

Il faut également conserver soigneusement le passeport, l’ancien permis, le récépissé, les communications de la Questura, les contrats de travail et les communications d’embauche. Dans les situations où l’attente du permis provoque des difficultés concrètes avec l’employeur, les services sanitaires, les banques ou d’autres administrations, ces documents permettent de démontrer que la demande est pendante et que le séjour demeure juridiquement protégé.

La réforme de 2026 ne supprime donc pas les difficultés pratiques qui peuvent naître des délais des Questure, mais elle rend le cadre juridique plus clair : trente jours pour la délivrance du premier permis unique après le complet dépôt de la demande, quatre-vingt-dix jours comme délai de référence pour les renouvellements et, surtout, maintien du droit au travail pendant l’attente lorsque la procédure a été régulièrement engagée. Pour le travailleur étranger, connaître ces règles peut éviter qu’un simple retard administratif se transforme inutilement en perte d’emploi ou en situation d’irrégularité apparente.

Avv. Fabio Loscerbo
Avvocato Cassazionista

Iscritto nel Registro dei rappresentanti di interessi della Camera dei deputati in materia di Immigrazione

Lobbista registrato presso il Registro per la Trasparenza dell’Unione europea n. 280782895721-36 in materia di Migrazione e Asilo

ORCID: 0009-0004-7030-0428

Articolo redatto con l’ausilio di strumenti di AI, sotto la direzione, revisione e responsabilità editoriale dell’autore.

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