mercoledì 16 settembre 2026

Citoyenneté italienne par résidence en 2026 : revenus, niveau B1, continuité du séjour et délais à vérifier avant la demande

Vivre en Italie depuis dix ans ne suffit pas, à lui seul, pour obtenir la citoyenneté italienne. Pour un ressortissant d’un pays non membre de l’Union européenne, la résidence légale de dix ans constitue le point de départ de la demande de naturalisation, mais l’administration vérifie également la continuité de la résidence, les revenus, la connaissance de la langue italienne, la situation pénale et, plus largement, l’intégration du demandeur. En 2026, une demande bien préparée doit donc être précédée d’un contrôle précis de l’ensemble de ces conditions.

La résidence de dix ans doit être légale et continue

L’article 9 de la loi italienne n° 91 du 5 février 1992 prévoit, pour le ressortissant étranger relevant du régime ordinaire, la possibilité de demander la citoyenneté après au moins dix années de résidence légale en Italie. Ce délai est différent pour certaines catégories, notamment les citoyens de l’Union européenne, les réfugiés, les apatrides et d’autres situations expressément prévues par la loi.

Pour le ressortissant non européen qui présente une demande après dix ans, il est essentiel de vérifier non seulement la durée globale du séjour en Italie, mais aussi la continuité de l’inscription à l’état civil de la population résidente. Des interruptions ou des périodes qui ne peuvent pas être justifiées peuvent créer un problème dans l’instruction de la demande.

La condition de résidence ne doit pas être considérée comme acquise une fois la demande envoyée. Elle doit continuer à être remplie pendant l’instruction et jusqu’à la décision. Les autorités préfectorales rappellent notamment que le transfert de la résidence à l’étranger pendant la procédure de naturalisation par résidence peut conduire à l’irrecevabilité de la demande.

Les revenus des trois années précédant la demande doivent être contrôlés

La naturalisation par résidence exige également une capacité économique suffisante. L’administration examine en principe les revenus imposables en Italie des trois années précédant celle de la présentation de la demande.

Les paramètres actuellement utilisés par l’administration sont de 8 263,31 euros pour un demandeur sans personnes à charge, de 11 362,05 euros pour un demandeur ayant un conjoint à charge, avec une augmentation de 516 euros pour chaque enfant supplémentaire à charge.

Il ne faut toutefois pas limiter l’examen au seul revenu personnel du demandeur. Dans les conditions prévues par la réglementation et la pratique administrative, peuvent également être pris en considération les revenus documentés de certains membres du foyer familial. Lorsque la demande repose aussi sur ces revenus, il est important que la composition du foyer, les déclarations fiscales et la documentation produite soient cohérentes.

Une erreur fréquente consiste à vérifier le revenu uniquement au moment du dépôt. Or la capacité économique peut également être appréciée pendant l’instruction. Une diminution importante ou durable des revenus doit donc être évaluée avec attention lorsque la procédure est encore pendante.

Le niveau B1 d’italien est la règle, mais il existe des exceptions

Pour les demandes de citoyenneté par résidence, le demandeur doit en principe démontrer une connaissance de la langue italienne au moins égale au niveau B1 du Cadre européen commun de référence pour les langues.

Cette condition peut être satisfaite notamment par un titre d’études reconnu ou par une certification linguistique délivrée par un organisme habilité. Il ne suffit pas d’avoir simplement suivi un cours de langue ou une formation professionnelle si le document délivré ne correspond pas aux titres reconnus par la réglementation.

La loi prévoit cependant des situations dans lesquelles il n’est pas nécessaire de produire la certification B1. C’est notamment le cas des titulaires d’un permis de séjour UE pour résident de longue durée en cours de validité et des personnes ayant souscrit l’accord d’intégration prévu par l’article 4-bis du texte unique sur l’immigration, selon les modalités exigées par l’administration.

Depuis la décision n° 25 de 2025 de la Cour constitutionnelle, l’exemption doit également être reconnue aux personnes qui présentent de graves limitations de leur capacité d’apprentissage linguistique liées à l’âge, à une pathologie ou à un handicap, lorsque ces limitations sont correctement attestées par une structure sanitaire publique.

Les documents étrangers doivent être préparés avant l’envoi de la demande

La demande est présentée en ligne sur le portail du ministère de l’Intérieur. L’accès s’effectue, pour les résidents en Italie, au moyen de l’identité numérique prévue par le système administratif italien.

Parmi les documents normalement nécessaires figurent l’acte de naissance complet et le certificat pénal du pays d’origine. Selon le pays qui les délivre, ces documents doivent être traduits et légalisés ou apostillés conformément aux règles applicables.

Il est particulièrement important de contrôler la concordance des nom, prénom, date et lieu de naissance entre le passeport, le titre de séjour, les documents étrangers, l’état civil italien et l’identité numérique utilisée pour déposer la demande. Une différence apparemment minime peut provoquer une demande d’intégration documentaire et retarder l’instruction.

La présentation de la demande comporte également le paiement de la contribution de 250 euros prévue par la réglementation, ainsi que les obligations fiscales relatives au droit de timbre.

Le délai légal est de 24 mois, avec possibilité de prolongation jusqu’à 36 mois

Pour les demandes présentées à partir du 20 décembre 2020, le délai maximal de conclusion du processus est fixé à vingt-quatre mois et peut être prolongé jusqu’à trente-six mois. Ce délai suppose que l’administration dispose d’une demande régulièrement présentée et de la documentation nécessaire à son examen.

Pendant toute cette période, il est important de consulter régulièrement le portail de la citoyenneté et de maintenir à jour les données personnelles, l’adresse de résidence et les coordonnées utilisées dans la procédure. Après le dépôt, la pratique est identifiée par le numéro K10, qui doit être conservé et utilisé dans les communications avec l’administration.

La notification numérique du décret ne doit pas être ignorée

La phase finale mérite une attention particulière. Les décrets relatifs aux procédures de citoyenneté sont aujourd’hui notifiés au moyen de la plateforme numérique de notification de la puissance publique. La notification peut donc se perfectionner même sans remise traditionnelle d’un document au guichet de la Préfecture.

Le demandeur doit surveiller son espace numérique, son éventuel domicile numérique, les communications électroniques et, lorsqu’il l’utilise, l’application IO. Après la notification d’un décret favorable, le délai pour prêter serment devant la commune de résidence est de six mois.

Ce délai est essentiel. Si le serment n’est pas prêté dans les six mois suivant la notification, le décret de concession perd son efficacité. La citoyenneté est acquise à partir du jour suivant le serment.

Dix ans de résidence ne créent pas un droit automatique à la naturalisation

La citoyenneté par résidence prévue par l’article 9 de la loi n° 91 de 1992 reste une procédure de concession. L’administration ne vérifie donc pas seulement l’écoulement du temps, mais l’ensemble de la situation du demandeur, notamment la régularité et la continuité de la résidence, les revenus, la conduite personnelle, les éventuels antécédents pénaux, la connaissance de la langue et le degré d’intégration dans la société italienne.

Avant de déposer la demande, il est donc utile d’effectuer un contrôle complet des dix années de résidence, des trois dernières années fiscales, de la situation documentaire dans le pays d’origine et de la condition linguistique. Corriger une anomalie avant l’envoi est généralement beaucoup plus simple que tenter de la résoudre lorsqu’une procédure de citoyenneté est déjà en cours.

Avv. Fabio Loscerbo
Avvocato Cassazionista

Iscritto nel Registro dei rappresentanti di interessi della Camera dei deputati in materia di Immigrazione

Lobbista registrato presso il Registro per la Trasparenza dell’Unione europea n. 280782895721-36 in materia di Migrazione e Asilo

ORCID: 0009-0004-7030-0428

Articolo redatto con l’ausilio di strumenti di AI, sotto la direzione, revisione e responsabilità editoriale dell’autore.

Citoyenneté italienne par résidence en 2026 : revenus, niveau B1, continuité du séjour et délais à vérifier avant la demande

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