venerdì 16 ottobre 2026

Protection contre l’éloignement en Italie : comprendre le principe de non-refoulement

Protection contre l’éloignement en Italie : comprendre le principe de non-refoulement

Une personne étrangère confrontée à une mesure d’éloignement peut être exposée, dans son pays de destination, à des risques qui imposent une analyse juridique distincte de la seule régularité de son séjour. Le principe de non-refoulement constitue une limite fondamentale à l’exercice du pouvoir d’éloignement. Il ne dispense pas de vérifier les faits, la nature du risque et la procédure applicable.

Le cadre italien

L’article 19 du décret législatif italien n° 286/1998 prévoit des interdictions d’expulsion et de refoulement, notamment en raison d’un risque de persécution et, selon les conditions légales, de torture ou de traitements inhumains ou dégradants. Cette protection concerne l’évaluation du risque individuel ainsi que les circonstances pertinentes dans l’État vers lequel la personne pourrait être renvoyée. Le texte distingue diverses hypothèses et catégories protégées.

La situation personnelle doit être expliquée

Une affirmation générale selon laquelle le pays de destination serait dangereux n’a pas la même portée qu’un récit précis, étayé autant que possible, des risques concernant directement l’intéressé. Des éléments tels que des menaces individualisées, des documents médicaux pertinents, des décisions antérieures ou des informations fiables sur les conditions du pays peuvent contribuer à l’analyse. Les preuves disponibles doivent être interprétées dans leur contexte.

Protection internationale et autres garanties

La procédure de protection internationale et les garanties contre l’éloignement sont liées sans être identiques. Certaines situations exigent l’examen d’une demande d’asile; d’autres peuvent soulever des questions particulières au titre du droit interne, de la Convention européenne des droits de l’homme ou du droit de l’Union. Il faut identifier la décision en cause et éviter de supposer qu’un rejet de la demande d’asile rend automatiquement licite n’importe quel éloignement.

Quels documents conserver ?

La personne concernée devrait conserver les notifications de la Questura, les décisions administratives, les actes de procédure, les preuves de la date de réception et les documents utiles à l’évaluation du risque. La détermination du recours compétent et de son délai dépend de la mesure contestée. En présence d’une exécution imminente, l’éventuelle demande de protection urgente doit être examinée immédiatement selon les règles applicables.

Une appréciation individualisée

Le principe de non-refoulement n’entraîne pas, à lui seul, la délivrance automatique d’un titre précis dans toutes les situations. Il exige toutefois de tenir compte des interdictions légales d’éloignement et des garanties procédurales pertinentes. Une analyse sérieuse sépare les conditions du séjour, la décision administrative et les risques associés à la destination envisagée.

Source officielle : Décret législatif n° 286/1998, article 19.

Avv. Fabio Loscerbo
Avocat habilité à plaider devant la Cour de cassation italienne
Inscrit au Registre des représentants d’intérêts de la Chambre des députés italienne dans le domaine de l’immigration
Représentant d’intérêts inscrit au Registre de transparence de l’Union européenne sous le numéro 280782895721-36 dans le domaine de la migration et de l’asile
ORCID : 0009-0004-7030-0428
Article rédigé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la direction, la révision et la responsabilité éditoriale de l’auteur.

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